// en pseudo code on aura une syntaxe de type :
i=0 // initialisation du compteur à 0
loop: // création d'une boucle dans le programme
print i // affichage du compteur
i=i+1 // incrémentation du compteur
goto loop // retour à la boucle
// en langage C standard, l'instruction tient en une ligne :
for(i=0;;i++) printf("%d ",i);
Une ligne de code suffit à générer un processus
sans fin, pas plus intéressant je l'admets que de tourner en
rond dans une pièce carrée... Le mot français
ordinateur a aussi des origines théologiques. Celui qui a proposé
de traduire computer par ordinateur, Yves Perret, a justifié
son choix en précisant : Ordinateur se trouve dans le dictionnaire
Littré comme adjectif désignant Dieu en tant qu'il est celui
qui met de l'ordre dans le monde. L'esthétique par défaut fait référence
à un espace sur internet, celui de l'interface. A l'inverse
d'un espace neutre d'exposition, l'espace par défaut est
non spécifique. Ce n'est pas un espace d'art, mais un espace
en lien avec d'autres sites, d'autres domaines. L'esthétique
par défaut fonctionne sur un principe de compatibilité
qui découle d'une logique d'échange et coopération.
« Inter » signifie échanges en Latin. Pour mettre
à jour la rupture plus forte entre neutre et par défaut,
je vais comparer l'esthétique par défaut avec le «
Ready-made », modèle de l'art très ancré
dans la culture de l'exposition.
D'un point de vue linguistique, ce sont tous les deux des locutions.
« Par défaut » est une locution adverbiale et
« ready-made » une locution nominale. Expression formée
d'un groupe de mots, la locution souvent figée par la tradition,
apparaît dans le langage par prolongement, par habitude et
sans rupture. Le « Ready-made » est une expression empruntée
au langage familier qu'utilise Duchamp en 1913 pour décrire
l'art contemporain de son époque et son fonctionnement. Thierry
de Duve écrit en 1989 : « L'art est une convention
de reconnaissance qui repose sur un choix dont Duchamp cerne les
implications sociologiques. L'oeuvre n'existe qu'en fonction d'un
regard qui l'adopte comme telle et d'une institution qui, l'accueillant,
lui donne légitimité et signification ». L'art
depuis le ready-made fonctionne sur un principe d'importation-exportation,
inclusion-exclusion. Il y a le dedans et le dehors, l'espace de
l'art et le reste. Le ready-made est propre à un monde industriel.
Une roue de bicyclette, un porte-bouteille, un urinoir sont des
objets industriels. Ensuite il y a une parenté de processus
entre le ready-made et la photographie, invention symptomatique
de l'ère industrielle. On isole un objet dans un environnement
neutre (le ready-made) comme on fixe une image sur un support vierge,
la pellicule (photographie). Dans Notes on the Index: Seventies
Art in America, October n°1, 1976, Rosalind Krauss
écrit: « Le parallèle entre le ready-made et
la photographie se fonde sur le processus de production ».
L'esthétique par défaut est relative à son contexte: Comment une pratique artistique collective peut elle exister dans une société d'information sans être assujettie à la communication, et au graphisme ?
| Dernière modification le 28 Août
2002 |
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